L’Ambassade Russe à Parisse

C’est à partir de Parisse, que je me suis décidé à vaincre ma peur des administrations et j’ai été faire faire mon visa pour mon voyage en Russie.

S’y rendre
D’abord s’y rendre à partir de la Cité Universitaire où j’habitais. Prendre le tramway jusqu’à Pont du Garigliano et ensuite, le bus PC1 qui nous laisse drette devant. Là, des gendarmes français qui font la ronde sur le trottoir. On sonne pour passer la première porte grillagée et on re-sonne encore pour la 2e porte. Ensuite, on vide ses poches et on passe un détecteur de métal. Me voilà dans la place.

Souffrance par anticipation
J’ai souffert à Montréal quand j’ai été à l’Ambassade de Belgique en 2004 et à celle de France en janvier 2008. J’ai re-ssouffert à la sous-préfecture à Parisse et j’appréhendais le pire. Le genre: « ah, mais votre réservation de croisière est faite à partir de Montréal, alors ce n’est pas valable ».  Ou de quoi du genre: « ah vous n’avez pas la bonne assurance, gna gna gna ». J’ai été me faire prendre en photo ce matin et j’ai dû la découper pour que ca rentre dans la case prévue à cet effet sur le formulaire de visa. Découper avec un ciseau de canif suisse, ca ne donne pas un très bon résultat. Alors je m’attendais encore au pire par rapport à ça. Et puis, j’avais tout mes documents en double avec originaux, ainsi que le billet d’avion Paris-Moscou-St-Petersburg-Paris et tout plein d’autre papier, juste au cas-où. Y était pas question que j’y retourne plein de fois!

Plus facile qu’avec l’administration française
Une fois passé l’entrée, on se retrouve dans une salle avec plein de Russes, une télé qui joue un téléroman en russe et 8 comptoirs. Des gens qui attendent, qui lisent. Pas de numéro à prendre, pas de file d’attente… c’est suspect. C’est indiqué: dépôt de demande, guichet 1-6. Bon, seulement les guichets 3-4 sont ouverts. J’avais le choix entre une vielle russe à l’air bête avec des lunettes épaisses et des cheveux figés dans les années 1970 et un jeune qui a l’air de me trouver de son goût  alors je me met en file pour son guichet. On est 2 à attendre. Un pakistanais et moi. Le pakistanais commence à faire fâcher le préposé, c’est jamais bon signe car après, tu pognes souvent la marde laissée par l’autre. Mais non, il voit Canada sur mon passeport, me pose 1-2 questions, très poliment et me demande une photocopie de ma carte de séjour françcaise (le seul papier que je n’ai pas!). Une chance, il y a une photocopieuse à l’entrée. La joke, c’est que je n’ai pas les 20 cennes pour la faire. Par hasard, le Pakistanais s’apprêtait justement à sortir. Hey, t’aurais pas 20 cennes pour moi? Il me les donne, je m’exécute et je retourne au guichet. Tout est en ordre, il n’a pas eu besoin de mes papiers d’assurance, ni de mon billet d’avion. Le passeport avec le visa sera prêt à être récupéré le 26 août prochain. Je pars le 8 septembre, donc pas de pression.

Maintenant, il faut payer. On passe au guichet 8 avec les papiers. Une autre grosse madame aux grosses lunettes avec une touffe de cheveux blonds permanentés prend tout ca, pitonne de quoi dans son ordi et m’envoie au guichet 9. Une autre madame qui, visiblement ne parle que russe me montre: 56 euros. Je paie, elle me remet mon reçu vert et je sors. Pour le fun, ca coûte 35 euros pour les européens.

Finalement, c’est décevant
L’Ambassade n’est pas gardée ou surveillée comme l’Ambassade Américaine. Il n’y a pas de file d’attente dehors comme à l’Ambassade Canadienne. On y entre facilement. À l’intérieur, pas de poster de la Russie, pas de portrait du Président Poutine. Bon, je ne m’attendais pas à voir Lenine en buste ou autre signe, mais j’avais pas l’impression d’être en Russie, si ce n’est que des madames au comptoir avec les grosses lunettes et les gros cheveux. Le service était poli, pas de longue file d’attente, c’était efficace, rapide. Pas de niaisase administratif. Dans la salle, pas de vieilles madames avec des foulards avec pas de dents et pas de monsieurs russes à la face triste qui regardent à terre et qui sont nostalgiques du bon vieux temps, où l’on pourrait imaginer une toune triste de violon. Non vraiment, je me serais senti dans une clinique sans rendez-vous dans Villeray, les immigrants en moins. Rien de comparable avec la sous-préfecture du Val-De-Marne où j’allais faire faire mes papiers. Et puis, ça n’a pris que 25 minutes!!

 


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