Probablement le pire Noël ever – 1ère partie

C’était le Noël à Sorento près de Capri en 2004.  Je venais de finir 4 mois de stage de doc à Anvers dans le nord de la Belgique. Je venais d’avoir 30 ans. J’étais enrhumé pas possible comme à chaque année à cette période. Mon ex de l’époque était venue me rejoindre en Europe après 4 mois de séparation pour qu’on passe Noël à Sorento ensemble et ensuite, la Sicile.
Mais rien ne s’est passé correctement. Évidemment.
On était parti de Rome le 23 décembre, avec 30 minutes de retard. On a pris le TGV jusqu’a Naples, où j’étais encore enrhumé dans le train et je plain encore le pauvre couple qui était assis devant nous, qui me voyait moucher sans arrêt. On arrive à Naples et de lè, il fallait prendre le Circumvesiuviana, un train de banlieue, qui nous amène a Sorento.  On s’entasse dans le petit train avec les bagages et 1h après, on arrive a Sorento.
Je n’avais que des indications sommaires sur le comment se rendre a notre Pensione. C’était avant les GPS et les Iphones. Ca disait: bus #2, mais pas de nom d’arrêt. Donc on regarde ce qui ressemble à des horaires, vu qu’il n’y a personne à la gare pour nous aider et on comprend que le prochain bus est dans 45 minutes. Cath demande combien ca coûte pour un taxi: 20 euros! 30$, c’est le prix que le billet de train Rome-Naples nous a coûté! Donc on décide d’attendre le bus. Il est déjà 16h00.
Facile, c’est le chemin kek part
Le bus arrive et le conducteur ne sait pas du tout où se situe notre hôtel sur la montage de Sorento. Mais il nous dit qu’il va nous laisser plus haut, et qu’on pourra s’informer. Ok, on embarque.
On arrive à Capo Di Sorento, sur la montagne et là… rien.
Pas de signe de notre pension alors que toutes les autres sont indiquées. Cath demande. On nous raconte en italien qu’on doit aller sur un chemin (lequel?) et qu’ensuite, prendre à gauche sur la fourche. C’est l’équivalent de demander des directions à un Parisien qui ne sait pas de quoi il parle, mais qu’il va te répondre quand même.
On part sur la route sinueuse de montagne, le soir, sur le bord de la falaise, avec aucun espace piéton. Donc on manque de se faire rentrer dedans par les chauffards italiens au moins 20 fois!
Apres avoir marché au moins 30 minutes, alors qu’il fait complètement noir en montagne, on s’arrête sur le bord du chemin et Cath part seule pour trouver de l’aide. Je reste avec les valises et je pense à tous les films que j’ai vu sur des zombies, meurtriers, tueurs d’auto-stoppeurs et j’ai hâte qu’elle revienne.
Bon, elle revient genre 30 minutes plus tard, avec toujours rien. Les monsieurs italiens à qui elle avait demandé ne savaient pas où était notre pension et voulait surtout qu’elle reste boire un coup avec eux.On redescend, vers le point ou le bus nous avait laisse et de là, je demande pour le chemin encore, mais avec un air plutôt irrité.
En fait, il y avait une espèce d’entrée qui monte en pente, tout près de la route ou l’on était parti et c’est la qu’on devait aller… Donc ca grimpe, avec les valises et les sacs. Et comme je suis assez malade, la grimpée n’est pas évidente! On fini par trouver l’embranchement à gauche avec, enfin, l’indication de notre pensione!!! Donc il fait noir sur ce petit chemin et on manque de se planter au moins 10 fois.
On arrive et Monsieur Marco nous accueille. Il nous montre une première chambre de son établissement complètement vide. Je dis première car il y en aura plusieurs. Donc ça semble ok. Il s’en va.
Comment ça, c’est normal des fourmis en décembre??
Cath va a la salle de bain, inspecte comme une femme: rien. Moi, j’y vais ensuite et en regardant a terre, je vois la colonie de fourmis qui sortent du cadre de porte en bois pourris. Y en avait autant que dans le dernier et mauvais Indiana Jones 4. Pas question de rester là! On va chercher Marco et on lui montre. Il a l’air surpris et nous dit que c’est normal, que c’est parce qu’il fait froid. Ouais, les Italiens, comme plusieurs peuples de pays chauds ont l’excuse enrobée de bullshit assez facile, mettons. Mais c’est comme ça qu’on les aime aussi.
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Frileux s’abstenir de lire…
Donc on change de chambre. Dans la 2e, il faisait froid. Marco nous dit qu’il faut attendre un peu, que ca se réchauffe. Apres 10 minutes, toujours pas d’air chaud. On va le rechercher. Il nous dit: oui oui, il faut attendre 2-3 minutes. Ok, tu vas attendre avec nous, bonhomme! Finalement, il se rend compte qu’il n’y a pas de chauffage. Parce que ici, les nuits sont a 0 celcius.
Donc on change encore de chambre. La, on est dans un mini-appartement, style bungalow, avec 2 chambres, salle de bain et cuisine. Mais il fait crissement froid et humide parce que le chauffage n’a pas tourné depuis des jours! Et il n’y a que du chauffage dans la chambre a coucher! Donc on met le chauffage au boutte. Le plancher et les murs sont glacés. Les couvertures et les oreillers sont humides. Et le reste de l’appart n’a pas de chauffage, donc pour aller a la salle de bain, faut se grouiller et c’est bien juste si tu ne meurs pas en te déshabillant.
On se trouve 2 couvertures de laines, et on dort avec nos bas. On reste dans la chambre, la seule pièce chauffée et vivable.
Donc le 24, le matin, alors qu’il fait comme 5 degré dans le reste de l’appart, la douche nous sert a réchauffer la salle de bain, autrement, c’est comme aller dehors. Et bien sûr, personne ne voulait y aller le premier Donc une douche en vitesse et retour à la chambre aussi rapidement.On va dejeuner, au moins c’est bon. On dit a Marco qu’il fait froid dans l’appart, il nous dit qu’on a juste a ouvrir notre porte de chambre pour propager la chaleur dans le reste du bungalow… yeah right!
On essaie ensuite de prendre le bus pour descendre vers Sorento-ville, car on ne peut pas acheter de billet dans le bus. Mais comme tout est fermé, pas moyen d’acheter un billet. Donc on descend la montagne à pied, au complet. On arrive en bas, 30 minutes plus tard.
On revient vers 16h00 a Sorento, ne sachant toujours pas quel bus et quel arrêt prendre. Je me doute que le 25 décembre, tout soit fermé, donc on arrête dans une épicerie pour faire des provisions. On attend un bus pendant45 minutes et on demande au chauffeur s’il arrête a Capo di Sorento, où on loge.
Il dit oui, donc on embarque.
Mais la joke, c’est qu’il ne nous le dit pas, rendu la, donc on passe tout droit, et on se retrouve dans un autre village perdu à l’autre bout de la montagne. En criss, on débarque la ou ca semble animé et on attend encore 30 minutes pour refaire le chemin en sens inverse.
Finalement, on revient à la pensione. On pensait aller souper au resto de la pension, mais c’était ferme. On redescend un peu sur la cote pcq on avait un vu un resto… fermé aussi. C’est le 24 décembre finalement!
Se réchauffer à la vapeur de la cuisson des pâtes
Donc on revient a l’appart, on avait achete des pâtes et du pesto. Donc on allume le premier rond de gaz… plus de gaz. On allume le 2e, et ca marche. La vapeur de la cuisson réchauffe un peu la cuisine et quand on parle, ca fait de la buée. Donc c’est notre souper de la veille de Noël. On mange en vitesse et on retourne dans la chambre chaude.
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On regarde la TV en italien, y a « un fauteuil pour 2 », la comédie avec Eddie Murphy (qui est très bien doublé en italien) et on se couche vers 11h00.
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Donc notre veille de Noel, c’est ça.

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