Des Rocheuses au Pacifique en train: ep.III: Réveillon, dernière journée et arrivée triomphale à SF

Il est 11h le 2 janvier 2017. Je suis à 10 minutes à pieds du plus gros Chinatown d’Amérique et j’ai bien l’intention de me payer CE diner de chinois qui me fera oublier les sandwichs micro-onde du train! La tête vide, prête pour la suite. Le train est fini et remplacé par des trolleys, tramways et mes pieds.

Mais avant, revenons un peu en arrière, voulez-vous?

Je ne savais pas à quoi m’attendre du réveillon à bord du train. Et plus on filait vers l’ouest, plus on perdait une heure de décalage, ce qui fait qu’on s’éloignait constamment de la nouvelle année, qui a évidemment finie par arriver plus tard que le vôtre à Montréal. Une chose est certaine, ce n’allait pas être un bal masqué comme dans le film « Un fauteuil pour deux » avec Eddie Murphy.

D’abord le souper du réveillon

Ca faisait déjà plusieurs fois que je me nourrissais de trucs micro-ondés du café-cafétéria du train. Alors pas question de manquer le repas du soir. 17h30 dans le wagon-restaurant pour le 1er service. Comme j’ai déjà expliqué ce repas ici, je vais sauter directement à la suite.

En attendant le vrai minuit

Il fait noir comme la nuit et plusieurs se préparent déjà à dormir. Alors le mieux est d’aller te prendre un verre, tes écouteurs et de t’installer dans le wagon-scénique. Ok, tu ne vois rien dehors, mais c’est éclairé, confortable et tu as la paix. D’abord du Miles Davis comme musique d’ambiance et ensuite, ce succès de Johnny Cash « I’ve been everywhere« . Parfait pour les vagabonds… et le karaoke.

Il est 22h ici (00h00 à Montréal) et je reçois déjà vos meilleurs voeux auxquels je répond avec plaisir.

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Et puis, à partir de 23h, le wagon-scénique commence à se remplir de pas mal tout ce qui est jeune ou saoûlons dans le train. Je prends une bière avec la gang, et passé minuit, je les laisse continuer à célébrer comme il se doit. Fatigué et prêt à dormir.

Jamais aussi pire que de dormir dans un avion d’Air Transat

On m’avait dit qu’Amtrack offrait des couvertures et des oreillers pour ceux qui n’en avait pas apportés à bord. J’avais un minuscule oreiller, rien de plus et je comptais sur ce service.

Erreur. Il n’y avait pas ces commodités. Résultat, y a fait frette durant la nuit. Et puis, mon voisin ronflait pas possible. Et mon siège était près de la porte qui donnait sur le wagon-scénique et y avait une lumière allumée en permanence.

Mais en y pensant bien, mal-dormir la nuit, quand tu seras dans le train pendant encore 20 heures, ça dérange quoi finalement? Je me reprendrai durant la journée.

Après une nuit pas très reposante ou confortable, on se réveille avec le soleil avec le décor de plaines de Russie. Ou plutôt, du nord du Nevada, en direction de Lake Tahoe.

 

And the beat goes on, bis

Au programme: rester en mou, boire du thé et prendre la place de mon voisin sur le bord de la fenêtre quand il va descendre à Reno. On devait y être à 8h30, mais avec le retard de 3h accumulées… Alors je fantasme sur son siège sur le bord de la fenêtre.

Après avoir passé les étendues de neige « russe », on a fait un stop à Reno, Nevada, qui est « l’équivalent-mexicain-non-syndiqué » de Las Vegas.Avant de grimper dans les montagnes de la Sierra Nevada qui nous séparent de la Californie, un bout sec qui ressemble à mes rêves d’Ouzbékistan à se demander si on est toujours dans le même trajet.

img_1090En route, on fait de courte et pittoresques escales

 

Et puis, on commence la traversée de la Sierra Nevada et ses deux saisons.

En montée, c’est l’hiver avec sa tempête de neige

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et en descente, on devient l’automne.

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L’arrivée triomphale… à Emeryville, pas San Francisco

Les dernières gares se succèdent et personne à bord n’est heureux d’être déjà arrivé. Et puis, le contrôleur annonce: Emeryville, terminus. Oui, on descend en banlieue d’Oakland et de là, un bus-navette nous amène à San Francisco. On descend du train et on marche comme des gens qui réapprennent à marcher sur la terre ferme. Chacun se dit au-revoir sans vouloir vraiment se quitter. C’est vrai qu’après tout ce temps, ca tisse des liens. La gang de jeunes fêtards du 31 se sont échangés leurs facebook pour se revoir ce matin le 2 pour un dernier verre, histoire d’ajouter quelques heures mémorables à leur voyage.

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De mon coté, je descend au centre-ville, plein d’excitation qui te fait oublier que ca fait 36h que tu ne t’es pas lavé. Saute ensuite dans un taxi et me fait servir par un chauffeur avec le plus gros accent du monde. Pas de doute, je te répond en Russe tout en était certain de ne pas me tromper. Il était Moldave. Et de là, trop heureux d’enfin parler russe, il me jase ca à une vitesse comme si c’était ma langue maternelle. Mes cours datent un peu tsé…

J’arrive à mon hôtel, je dépose mes trucs pour 5 nuits. Y a de la musique tout près car je suis à Union Square. Juste en face, y a une patinoire que je peux voir de ma fenêtre, adjacente au Macy’s. Pour un 1er janvier, y a de la vie, des gens dehors, des restos ouverts. Je vais me chercher quelques trucs à grignotter, regarde un peu mon programme d’aujourd’hui et je me couche… pour 12h de sommeil et de paix.

 


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