San Francisco sous la pluie

Il pleut depuis hier à San Francisco. Et comme chez-nous: toute la journée. Comme à l’automne. Alors cette pauvre San Francisco ne peut pas me révéler tous ses charmes. Mais ce ne sera que partie remise. Comme ces rencontres trop courtes, sachant que vous allez vous revoir un jour, pas si lointain. Juste assez pour t’en donner l’envie.

Mais d’ici-là, voici tout de même un peu de magie glandée ici et là qui me donne envie de revenir accompagné.

Le plus gros Chinatown après la Chine

Ca faisait des semaines que je me lamentais à Montréal (quoi de nouveau) d’avoir perdu mon resto chinois favori et de ne rien trouver de digne de ce nom pour le remplacer et que je veux aller en Chine en 2017. Ça tombe bien, y a ce Chinatown ici à un jet de pierre de l’hôtel. Et comme le hasard fait bien les choses, tu dois mériter ton plat en grimpant l’une des nombreuses pentes de la ville! Mon premier diner, je l’ai mangé dans le Chinatown, au Hunan’s Home. Service et décor moyen, plein de chinois, erreurs dans le menu, tables rondes = impossible de se tromper. Le premier repas hors du train devait marquer le coup. Alors ce fut des crevettes sautés, avec du poulet et des aubergines frites, dans une sauce à l’ail et aux piments de là-bas.

Moi, manger chinois ou japonais, ça me rend heureux comme une dose d’héroïne (je suppose).

Le lendemain soir, alors qu’il pleuvait encore, j’ai décidé de retenter ma chance dans le Chinatown, mais cette fois, au Great Eastern Restaurant. Cette fois, ce fut du poisson cuit au sel, avec porc haché dans une petite marmite. Le serveur m’a demandé 2 fois si c’était bien ça que je voulais et si je voulais une fourchette… Fais pas ton smatt, man, c’est pas parce qu’Obama est venu manger ici une fois que tu dois te la jouer…

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Et j’en ai profité pour faire quelques photos après la pluie et me prendre pour Deckard dans Blade Runner à-la-détective blazé de roman noir ayant pour décor le Chinatown-by-night. Ce soir, perdu après la pluie dans le Chinatown, un peu blazé que mes affaires trainent, j’étais à la recherche de compagnie, d’un cadeau exotique à rapporter, d’opium, de paris illégaux et d’alcool cheap dans un bar enfumé de sous-sol où l’on joue aux dés…

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Japantown

J’avais lu que Japantown, c’était comme un japon quétaine figé en 1968 aux USA. Pas trop loin en bus de l’hôtel, en route pour aller ailleurs, j’ai décidé d’arrêter dans le centre commercial « japonais ». Ayoye, c’est comme la Plaza Paquette à Mont-Laurier. Trop loin? Ok, Place Repentigny. Ok ok, Plaza Côte-des-Neiges. Ok, ok ok, Centre Laval sur Corbusier.

Des magasins de cossins japonais, des boutiques de musiques et de films japonais insupportables. Pas de magasins de caméras ou de mangas. Quelques boutiques de vêtements, mais ça semble tellement fake. Mais il y avait tout de même « l’allée des restos » qui te donnent l’impression d’être dans une gare au Japon avec les plats en plastique dans les vitrines. C’est là que j’ai diné et ça goûtait presque comme à Tokyo.

Et je suis tombé sur cette boutique de thé et friandises. Avec des prix imbattables, j’ai fait mes provisions. Directement du village où j’avais été en acheter cet été!

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Les alentours du centre ont un look japonais familier, effectivement mais tu viens ici pour aller ailleurs.

Les Painted Ladies d’Alamo Square

De Japantown et pendant qu’il pleut juste un peu, je commence à faire forcer mes cuisses et mes fesses pour monter quelques pentes bien senties. Après tout, faut que ca serve ce gym-là! Alors 20 minutes de up’n down plus tard, j’arrive dans le quartier historique d’Alamo, qui contient à peu près toutes les images de maisons de San Francisco que tu as en tête.

Quartier paisible, maisons victoriennes colorées et hors-de-prix, c’est le genre d’endroit où tu voudrais vivre, manger organique, conduire une Tesla, voter Démocrates et envoyer tes enfants à Stanford. La Classe.

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Les fameuses painted Ladies sont en face du Alamo Square (fermé pour rénovation l’hiver). On y vient d’un peu partout quand il fait beau pour admirer la beauté de ces 6-7 maisons. Ne reculant devant rien, ni la pluie, ni le vent, ni les pentes à monter: je voulais ma photo.

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Embarcadero

Et de là, parce qu’il pleuvait vraiment pour vrai, je suis redescendu en métro jusqu’au ferry terminal appelé Embarcadero, à la fin de la ligne de tramway de Market Street.

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À l’intérieur, un marché bio de produits locaux. Et c’est là que j’ai acheté mon souper pour ce soir. Que du bon et qui ne me détruira pas l’intérieur.En revenant à l’hôtel en bus, le conducteur reconnait du français dans mon accent et me jaser ca… il était vietnamien d’origine.

Demain, si le temps coopère, ce sera le Golden Gate et la Baie en bateau.


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