Introduction à Shanghaï avant le départ

Quand j’étais un kid à Repentigny, j’ai appris à lire avec des Tintin et avec mon père. Le plan était de lire chacun une page. Et p’tit gars élevé avec le Star Wars original de 1977, je voulais souvent qu’on lise ensemble « On a marché sur la Lune », évidemment.

Et puis, plus vieux, j’ai tourné mon attention vers « Le Lotus Bleu » qui se passe en Chine, à Shanghaï. La Chine de 1934. C’était, comme pour plusieurs p’tits gars comme moi, la première introduction à l’Asie qui ne soit pas un manga japonais comme Astro, Transformers ou Goldorak le samedi matin.

Comtois et le Lotus Bleu

Fastforward en 1996, où j’ai eu un prof en géo des transports et en géopolitique à l’Université de Montréal qui m’a marqué et qui est devenu ensuite mon prof de maîtrise et de doctorat. Appelons-le « Comtois ». Comtois était un prof fascinant qui a fait son doctorat à Hong Kong dans les années 1980, à une époque où on allait surtout à Acapulco pour vraiment se dépayser. Il a appris le Cantonais (et peut-être même le mandarin), et y retourne plusieurs fois par année.

Et on était dans ses cours, encore ados de 20 ans, suspendus à ses histoires et ses acétates en noir et blanc et il nous parlait de la Chine, de Shanghaï, de Hong Kong, du port, de son expérience, et ce, 1 an avant le retour d’Hong Kong à la Chine en 1997. Et quand il nous parlait de l’histoire du 20e siècle en Chine, il nous parlait des concessions internationales (françaises, britanniques), du trafic d’opium, de la main-mise européennes sur les ports, de l’occupation japonaise et de l’extrême pauvreté de la population. Et aussi, des projets pharaoniques en transport et en urbanisme: des TGV et des grattes-ciels à go-go, le « pas en avant », expression qu’il avait repris à Deng Xiaoping, le grand réformateur et personnage central (à mon humble avis) de ce qu’est devenue la Chine aujourd’hui, un pays vibrant et modèle.

Et un jour, après un cour, j’ai repris mon album du « Lotus Bleu » et c’est là que j’ai cliqué: l’album sorti en 1934 se collait tellement à l’actualité chinoise de l’époque et comportant tout ce que Comtois nous racontait, mais cette fois, à Shanghai:

  • les fumeries d’opium;

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  • l’invasion japonaise suite à une  tentative de sabotage de chemin de fer, le tout orchestré par le dit gouvernement Japonais  (événement s’étant produit en Mandchourie: l’incident de Mukden);

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  • l’attitude hautaine et condescendante des occidentaux face aux Chinois.

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  • la méconnaissance des deux civilisations et leurs préjugés avec le look « Docteur Fu ManChu » incarnant le péril jaune et le génie du mal

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Depuis ce temps-là

Entre la photo qui a inspiré Hergé durant les années 30 et la situation actuelle, pas de doute que la Chine et Shanghai en particulier sera méconnaissable.

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Elle sera remplie de gratte-ciels futuristes, de néons qui te font bronzer même la nuit, de nourriture succulente et de nouilles-style-shanghai, de métros efficaces, de TGV qui t’amènent dans l’arrière-pays, de gens partout et si je suis chanceux, de chinois(e)s sympathiques!

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Mes parents ont fait un tour de la Chine avec l’opérateur touristique Sinorama. Je ne parlerai pas pour eux, mais je peux vous affirmer qu’ils m’en parlent encore avec passion!

Et bientôt, dans moins de 2 semaines, ce sera moi qui vous en parlerai.

 

 

 


2 réflexions sur “Introduction à Shanghaï avant le départ

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